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  3. Interview : Dr Gwenaelle Roussey, néphropédiatre du CHU de Nantes

Dr Gwenaelle Roussey, néphropédiatre en hôpital de jour pédiatrique au CHU de Nantes, évoque son expérience avec les docteurs Rêves au service de dialyse et en hôpital de jour. 

Comment ont été accueillis les docteurs Rêves dans votre service ?

Ils ont été accueillis avec enthousiasme. Nous étions très contents et très impatients. Cela s'est bien passé dès la première visite, cela a mis du rire et de la bonne humeur. Je me souviens de leur première venue où ils ont passé du temps avec l'équipe médicale pour leur parler des enfants et se présenter. Tout était sujet à rigolade !

Cela faisait des années que je demandais des clowns pour les enfants porteurs de maladies chroniques, afin d'associer un moment de plaisir lors de leurs venues à l'hôpital. Quand les enfants viennent tous les 15 jours pendant des années, si on peut leur alléger leur temps d'hospitalisation il faut le faire. 

 

Quel est l'impact de leur présence ? 

Il y a un très net impact sur la plupart des enfants qui attendent les docteurs Rêves avec impatience, surtout ceux qui sont très souvent là. Ils facilitent l'hospitalisation des enfants pour le temps qu'ils passent à l'hôpital, cela leur offre une évasion, une bulle où ils reprennent leur souffle, où ils oublient qu'ils sont branchés. 

Concernant les soignants, cela facilite notre travail quand nous passons après leur passage. Avec les docteurs Rêves, on a l'impression que l'hôpital peut apporter autre chose que des contraintes et de la douleur, cela met une bouffée de bonne humeur. 

Ils ont aussi un impact sur les parents souvent un peu crispés. Cela détend l'atmosphère, ils réagissent bien quand leurs enfants sont contents. Ils rendent plus ludique un moment donné de l'hospitalisation. 

 

Qu'ont-ils de particulier ? 

On voit qu'on a affaire à des professionnels. Ils n'ont pas juste envie de passer du temps avec les enfants, ils rebondissent sur tout, ils arrivent à rebondir soit par le mime, la parole ou le chant, et c'est toujours adapté. Ce n'est pas à la portée de tout le monde, on sent qu'il y a du travail derrière, qu'ils sont professionnels. Ce n'est pas facile de rebondir sur toutes les situations et eux ils y arrivent. 

 

Quels changements avez-vous vus dans votre service après l'arrivée des docteurs Rêves ? 

Il y a un avant et un après. Il y a beaucoup d'activités proposées aux enfants, mais les artistes apportent quelque chose de plus. Ils sont vraiment très complémentaires. Leur rôle n'est pas d'aider aux soins mais ils les facilitent quand même. L'hôpital est associé à quelque chose de positif avec eux, on passe de bons moments grâce à eux. C'est vraiment important, surtout pour les enfants atteints de maladies chroniques.

On les a attendus longtemps et leur place est essentielle dans le service !